La présente étude a évalué l’effet de différentes dilutions d’urine humaine, utilisée comme biofertilisant, sur la croissance et le rendement du chou pommé (Brassica oleracea var. capitata) dans les conditions agroécologiques de Mbanza-Ngungu, en République démocratique du Congo. Six traitements ont été comparés : un témoin non fertilisé (T0), un engrais chimique de type NPK (T1) et quatre dilutions d’urine humaine (10 %, 20 %, 30 % et 40 %).
Les résultats montrent que le traitement NPK (T1) a généré le rendement le plus élevé (111,9 t/ha), suivi du traitement à 40 % d’urine (T5) avec un rendement de 60,8 t/ha. En ce qui concerne les paramètres végétatifs (hauteur des plants et diamètre au collet), les traitements à base d’urine, en particulier les dilutions les plus concentrées, ont significativement surpassé le témoin.
Les analyses statistiques mettent en évidence des différences hautement significatives entre les traitements, confirmant le potentiel de l’urine humaine comme fertilisant alternatif. Ces résultats suggèrent que, lorsqu’elle est correctement diluée et appliquée dans le respect des normes sanitaires, l’urine humaine peut contribuer à une production maraîchère durable et à la réduction de la dépendance aux engrais minéraux.